Vous venez de réussir l'examen VTC, ou vous le préparez ? Avant votre première course, il vous faut une carte professionnelle, une voiture conforme, une assurance de responsabilité civile professionnelle et une inscription au registre des VTC. Voici l'ordre des démarches, ce que l'assureur vous demandera alors que vous n'avez aucun antécédent professionnel, et ce qui fait le prix de l'assurance.
Les cinq étapes avant votre première course
- Remplir les conditions de base : permis B depuis 3 ans au moins (2 ans après une conduite accompagnée), casier judiciaire (bulletin n° 2) exempt de certaines condamnations, avis médical favorable d'un médecin agréé.
- Réussir l'examen et demander la carte professionnelle : depuis le 12 août 2026, l'examen est la seule voie d'accès, l'expérience professionnelle ne suffit plus. La carte se demande en ligne après la réussite ; elle est valable 5 ans et s'affiche sur le pare-brise.
- Choisir une voiture conforme : 4 à 9 places chauffeur compris, 7 ans au plus (sauf voiture de collection), 4 portes au moins, 4,50 m × 1,70 m au minimum et 84 kW nets au minimum. Ces limites ne s'appliquent pas aux voitures hybrides et électriques.
- Souscrire l'assurance de responsabilité civile professionnelle et obtenir son attestation : sans assurance, l'amende peut atteindre 3 750 €.
- S'inscrire au registre des exploitants de VTC, en ligne (170 €) : attestation d'assurance RC professionnelle, justificatif d'immatriculation de l'entreprise, carte grise, carte professionnelle et, pour chaque voiture utilisée régulièrement, une garantie financière de 1 500 € (sauf si vous en êtes propriétaire ou la louez pour plus de 6 mois). L'inscription vaut 5 ans. La vignette rouge « VTC » se commande ensuite depuis votre espace du registre (environ 35 €).
Depuis le 27 juin 2026, exercer sans être inscrit au registre est puni de 3 ans d'emprisonnement et de 45 000 € d'amende pour une personne physique. Source : Service-Public Entreprendre, « Devenir chauffeur de VTC », vérifié le 12 août 2026, consulté le 8 octobre 2026.
Ce que l'assureur vous demandera, sans antécédent professionnel
Un chauffeur qui débute n'a pas de relevé d'information professionnel : c'est normal, il n'existe pas encore. L'assureur étudie donc :
- votre relevé d'information auto personnel : coefficient bonus-malus et sinistres récents ;
- votre carte professionnelle VTC et votre permis ;
- la carte grise de la voiture et, si elle est louée, l'accord du loueur pour l'activité VTC ;
- le justificatif d'immatriculation de votre entreprise (micro-entrepreneur, entreprise individuelle ou société).
La garantie indispensable est la responsabilité civile professionnelle, qui couvre les dommages causés aux passagers et aux tiers ; les plateformes (Uber, Bolt, Heetch, FreeNow…) demandent une attestation à jour avant toute connexion : voir l'attestation d'assurance VTC exigée par les plateformes. Les garanties du véhicule (vol, incendie, dommages) sont facultatives et pèsent lourd sur le prix.
Ce qui fait le prix d'une assurance VTC quand on débute
Pour un débutant, trois leviers font baisser la facture : un bon coefficient bonus-malus sur votre assurance auto personnelle, une voiture de valeur raisonnable et, la première année, une formule au tiers professionnel plutôt qu'une formule tous risques. La prime baisse ensuite à chaque année sans sinistre.
Les erreurs qui coûtent cher au démarrage
- Démarrer « en attendant » avec son assurance auto personnelle : elle ne couvre pas le transport de passagers payants.
- Acheter la voiture avant de vérifier les critères : âge, dimensions et puissance (sauf hybride ou électrique) conditionnent l'activité.
- Laisser expirer l'attestation : les plateformes la contrôlent, et le registre doit être tenu à jour.
Questions fréquentes
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